À Châteaudun : l’unité pour gagner !

Le 30 août, à Châteaudun, l’APRÈS, Génération·s et Debout ! organisaient en commun leur journée de rentrée. Un véritable succès ! Le public se pressait pour participer aux nombreux débats. Lors du meeting final, des représentant·es des trois mouvements et des membres de la société civile ont pris la parole.

Rentrée réussie pour les unitaires !

Par Eugène BEGOC et Jean-Marie FOUQUER. Le 2 septembre 2025.

Se rassembler et retrouver le chemin du Nouveau Front Populaire – qui plus est à la veille de la rentrée des classes – ce 30 août, n’était-ce pas une gageure ?

Pari réussi !

Dès 10 heures, la salle de 1 500 places était comble pour entendre Myriam Lebkiri de la CGT du Val-d’Oise, membre du bureau confédéral et Raquel Garrido : « Comment agir au sein des couches moyennes et des classes populaires qui ont fait reculer l’abstention et l’ombre du Rassemblement national sur Matignon ? »

Un regret : qu’une seule journée ait été prévue par les trois composantes de cette journée de mobilisation : L’APRÈS, Génération·s et le tout nouveau Debout ! (transcroissance de Picardie Debout !).

Il y aurait eu tant d’autres débats à mener, tant d’autres discussions à tenir !

Le temps a effectivement manqué lors du dialogue avec les deux délégués syndicaux d’Arcelor Mittal sur le projet de loi transpartisane de nationalisation de l’aciérie. Comment faire face aux impasses des actionnaires sur le passage au four électrique, clé de la décarbonation ? Quels pouvoirs collectifs pour une démocratie des salarié·es dans la production ? Quelle avancée vers l’autogestion ?

Un seul atelier consacré au mouvement social féministe était insuffisant. C’était une évidence.

D’où un angle d’attaque différent : « Féminisme : du mouvement social aux politiques publiques, l’exemple espagnol. »

Avec : · Sarah Durocher, présidente du Planning Familial · Carole Viñals, chercheuse spécialiste des questions féministes et de l’Espagne contemporaine · Céline Piques, Coalition féministe pour la loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles · Animation : Pascale Martin, co-fondatrice de L’APRÈS.

Les participant·es sont certainement resté·es sur leur faim. Il faut dire que les sujets ne manquent pas : justice, parité dans les progressions de carrière, égalité de salaires, accès aux droits, etc.

Il y a de quoi alimenter d’autres rencontres !

Le soutien aux peuples kanaks, ukrainiens, palestiniens, iraniens… et la mobilisation face aux grandes et petites puissances auraient nécessité d’autres voix et un vrai échange sur notre responsabilité face aux calculs égoïstes de nos milliardaires et États européens. Mais il fallait faire des choix !

Quelles qu’aient été les limites, l’affluence a largement débordé les rangs du trio des unitaires.

Un signe de plus de l’impatience militante d’une réappropriation du NFP à l’heure des crimes de guerre des Trump, Netanyahou et Poutine, et, plus près de nous, de la volonté d’en découdre pour défendre le droit à la santé, le droit au travail et le droit du travail tout comme la transition écologique encore attaquée pendant la trêve estivale.

À travers les lieux mis à disposition, on avait plaisir à se retrouver, à se découvrir parfois. Les discussions allaient bon train entre militant·es et chacun·e sentait que l’évènement serait un succès.

Pour toutes et tous, la conviction partagée était que l’unité était la clé du succès, la seule réponse possible à la crise politique.

C’est à la prise de conscience de ce moment de politisation indispensable qu’appelait Alexis Corbière, quelques jours avant la rencontre de Châteaudun : « Face à la tempête politique : unité et mobilisation populaire ! »

Quels qu’en soient les thèmes, c’est cette exigence qui ressortait de tous les débats.

Une belle illustration a été donnée avec le panel de notre table ronde sur le budget et la dette. La quasi-totalité des partis du NFP était là.

Avec : · François Ruffin, député Debout! · Eva Sas, députée Les Écologistes · Clémentine Autain, députée L’APRÈS · Alexandre Ouizille, sénateur PS · Fabien Gay, sénateur PCF · Animation : Tristan Lahais, député Génération·s

Le samedi, le nombre de participant·es n’a cessé de grossir. Plus la journée avançait, plus les espaces de débat se remplissaient.

La salle Malraux était bondée. Les drapeaux claquaient et les applaudissements étaient nourris.

L’unité était le dénominateur commun de tous les discours.

Déterminé·es à préparer les mobilisations des 10 et 18 septembre, les participant·es s’interrogeaient : « Quel choc démocratique organiser face à la sixième vacance de Matignon sous Macron ? »

Un meeting commun avec Lucie Castets, Clémentine Autain, François Ruffin, Alexis Corbière, Hella Kribi-Romdhane, Benjamin Lucas, Benoît Hamon et Agnès Bourgeais.

L’unité était le dénominateur commun de tous les discours.

Le moment n’est-il pas venu d’une primaire de la gauche, dont Benjamin Lucas, reprenant le flambeau du revenu universel, est un partisan déclaré ?

L’opportunité n’est-elle pas plutôt d’engager une campagne pour un référendum sur la justice fiscale ? Telle était la proposition développée par Clémentine Autain dans son interview à Libération parue le matin même.

Ou, selon Lucie Castet, faut-il ouvrir le NFP au-delà des partis en réservant 20% des candidatures à des femmes et à des hommes de gauche non encarté·es dans l’un des quatre partis du cartel ?

Tout n’est-il pas conditionné au choix volontariste de renouer avec l’auto-organisation de juin 2024, comme l’a inlassablement défendu Jean-Claude Mamet, tout au long de la journée ?

Pour toutes et tous en effet, la conviction partagée était que l’unité sur un programme de rupture est et sera la clé du succès, la seule réponse possible à la crise française et internationale. À commencer par l’unité à l’Assemblée le 8 septembre et dans tous les moments de préparation des mobilisations d’entreprises et d’écoles des 10 et 18 septembre.

L’idée partagée par les trois mouvements organisateurs est qu’il faut donner un signal avec un premier rassemblement. La première initiative commune a été un succès. Une deuxième est d’ores et déjà prévue avec un stand commun lors de la Fête de l’Humanité les 12, 13 et 14 septembre 2025.

Nous avons vécu une journée d’été unitaire et combative avant de faire tomber Bayrou le 8 septembre, de tout bloquer le 10 et de changer enfin la vie des Françaises et des Français !

Relancer le NFP partout, participer aux initiatives du 10 septembre puis à la mobilisation intersyndicale du 18, voilà la feuille de route des unitaires dans chaque département, chaque ville, chaque lieu de travail.