Fascistes, hors des rues de Rouen !
Pas de fascistes dans nos rues !
Par Jean-Marie Fouquer. Le 19 octobre 2025.
Un groupe identitaire rouennais qui se fait appeler « Les Normaux » avait prévu d’organiser, comme l’an passé, ce samedi 18 octobre une manifestation intitulée : la « Marche des Normands ».
Cette année, en réaction, un collectif unitaire – rassemblant associations, organisations syndicales et mouvements politiques locaux de gauche – a appelé à un grand rassemblement. Celui-ci a été fixé le 18 octobre à 18h devant le Théâtre des arts, concomitant au début de la « Marche des Normands », qui devait s’élancer à la même heure depuis le donjon de Rouen.
L’APRÈS est partie prenante de ce collectif et nous y avons joué un rôle utile tant dans la rédaction de l’appel que dans les contacts pour l’élargir. Le nombre et la diversité des signataires est assez nouveau.
Des historiens, animateurs du patrimoine et des guides conférenciers locaux ont, pour leur part, publié un communiqué pour se dissocier de cette marche et dénoncer la manipulation de l’histoire normande qu’elle véhicule. Parmi la vingtaine de signataires : des institutions comme le département d’Histoire de l’université de Rouen, des universitaires et des historiens locaux.
Le maire de Rouen – Nicolas Mayer-Rossignol – et l’adjoint écologiste Jean-Michel Bérégovoy – par ailleurs conseiller départemental – avaient sollicité une interdiction de la part de la préfecture. Ils s’appuyaient sur les incidents que la mouvance d’extrême droite avait provoqués ces dernières semaines.
La manifestation a pourtant été finalement autorisée par la préfecture de la Seine-Maritime. Près de 200 personnes se sont donc réunies ce samedi 18 octobre, à l’appel des identitaires.

Notre contre-manifestation, d’abord statique, a rassemblé entre 400 et 500 personnes dont bon nombre de jeunes.
Elle s’est ensuite transformée en manifestation à travers Rouen puis a occupé la rue jusqu’à un peu plus de 20h.
Il y a eu beaucoup plus de manifestant·es que les années précédentes, même si la participation a été très variable suivant les organisations. Il y avait deux fois plus de manifestant·es que de néo-nazis.
De notre point de vue, c’est plutôt une bonne réussite tant par le nombre que par la diversité des participant·es.

