Mayotte : survivre dans la mangrove

À Mayotte, faute d’hébergements, des centaines de demandeurs d’asile ont installé leurs abris dans la mangrove. Ils n’ont d’autre choix que de subir le rythme des marées, et des conditions sanitaires très dégradées. La préfecture ne remplit pas ses obligations, mais fait peser sur ces habitants leur responsabilité environnementale.

« Parfois, on a de l’eau jusqu’aux genoux » : à Mayotte, des demandeurs d’asile survivent dans la mangrove

Par Marine Gachet. Publié le 17 avril 2026 sur le site de Reporterre.

À Mayotte, faute d’hébergements, des centaines de demandeurs d’asile ont installé leurs abris dans la mangrove. Ils n’ont d’autre choix que de subir le rythme des marées, et des conditions sanitaires très dégradées.

Assise à l’entrée de son abri de fortune, Providence regarde l’eau de la mer se rapprocher. « Ça monte haut et très vite », s’inquiète-t-elle en observant les racines des palétuviers se faire engloutir à quelques mètres. Elle fait partie des familles de demandeurs d’asile qui vivent dans la mangrove de Tsoundzou 2, à Mayotte.

En octobre 2025, plus de 800 exilés ayant fui majoritairement la région de l’Afrique des Grands Lacs [1] ont érigé un camp informel à l’entrée de ce village. Les abris sont fabriqués en bambous et en bâches, à même le sol. Les habitants se partagent une rampe d’eau, cinq sanitaires et vivent dans des conditions particulièrement insalubres.

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