Moyen-Orient. La guerre des prédateurs
Hendrik Davi – chercheur en écologie et député de Marseille – revient dans une note de blog sur les raisons et les conséquences militaires et humanitaires de la guerre en Iran. Ce qui se joue n’est pas une simple séquence militaire, mais un cran de plus dans les logiques de guerre interimpérialistes.
La guerre des prédateurs
Par Hendrik Davi1Chercheur en écologie et député de Marseille. Publié le 14 mars 2026 sur Le Club de Mediapart.
Depuis le 28 février dernier, les États-Unis et Israël mènent une guerre contre l’Iran. Cette opération intervient dans un contexte de guerre ouverte de basse intensité entre Israël et l’Iran depuis 2024 et fait suite à la guerre dite des 12 jours, lorsque qu’Israël a attaqué l’Iran.
Le conflit s’est ensuite étendu au Liban, avec des frappes israéliennes sur le territoire libanais. Israël a ainsi déployé 100 000 réservistes au sud du Liban et le bombarde de manière continue.
Ce qui se joue aujourd’hui au Moyen-Orient n’est pas une simple séquence militaire, mais un cran de plus dans les logiques de guerre inter-impérialistes.
C’est le temps de prédateurs2https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/temps-des-predateurs_9782738152015.php, qui s’encombrent de moins en moins de motivations morales ou du droit international.
L’offensive lancée contre l’Iran par l’alliance néo-fasciste israélo-étasunienne a été justifiée de manière contradictoire par l’administration Trump. Tour à tour, il a été question de défense préventive, de lutte contre le programme nucléaire iranien, de guerre contre le terrorisme ou de la libération du peuple iranien.
La guerre n’émancipe jamais les peuples
Fin décembre 2025, début janvier 2026, des manifestations en Iran ont été réprimées très violemment par le pouvoir en place, avec des bilans qui évoquent plus de 30 000 morts en trois jours.
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