Tel-Aviv : 3ᵉ « Sommet pour la paix »

 Le 30 avril 2026, une coalition de plus de 80 organisations israéliennes, palestiniennes et israélo-palestiniennes organisait à Tel-Aviv le 3ᵉ sommet populaire pour la paix. Ce regroupement réclame la fin du conflit israélo-palestinien grâce à un accord garantissant aux deux peuples le droit à l’autodétermination et à vivre en sécurité.

À Tel-Aviv, s’est tenu le 3ᵉ sommet populaire pour la paix

Par Jean-Marie Fouquer. Le 18 mai 2026.

Ce 30 avril 2026, s’est tenu à Tel-Aviv le Sommet populaire pour la paix. Une rencontre organisée par It’s Time [Il est Temps], une coalition de plus de 80 organisations israéliennes, palestiniennes ou israélo-palestiniennes.

Ce regroupement réclame la fin du conflit israélo-palestinien grâce à un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l’autodétermination et à vivre en sécurité.

Le site de l’événement affiche ce message en anglais, hébreu et arabe : « It must be. It can be. It will be. Peace. »[Cela doit être. Cela peut être. Cela sera. La Paix].

L’objectif était simple, mais rare dans le climat actuel : remettre la paix au centre du débat politique, après des années de peur, de violence, d’occupation et de terrorisme.

Six mois après un cessez-le-feu particulièrement fragile entre Israël et le Hamas à Gaza, des milliers de personnes ont assisté à la troisième édition de cet événement, ponctuée par des chants pacifistes en hébreu et en arabe.

Alors que le pays – dirigé par l’une des coalitions les plus à droite de l’histoire du pays – s’est engagé militairement sur plusieurs fronts ces dernières années, des participant·es reconnaissent que l’action militante de gauche est devenue très difficile.

Les militant·es pacifistes palestinien·nes de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza n’ont d’ailleurs pas pu se joindre à l’évènement. Faute d’avoir obtenu les autorisations nécessaires mises en place depuis les attaques du 7 octobre 2023, aucun·e n’a pu être présent·e.

L’événement a toutefois attiré de nombreux membres de mouvements de jeunesse, ainsi que des citoyen·nes issu·es de la minorité arabe d’Israël.

Tout au long de la journée, des discussions, des conférences et des ateliers ouverts au public ont été organisés sur divers sujets, mettant en lumière des militants et des personnalités publiques.

Parallèlement, des dizaines d’organisations et de mouvements de paix ont présenté leurs activités aux participant·es à la conférence.

Une poignée de députés de gauche et de députés arabes étaient présents, parmi lesquels Ofer Cassif, du parti Hadash ou Ayman Odeh qui a pris la parole.

Dans son discours – accueilli avec des applaudissements enthousiastes –, Odeh a souligné : « La guerre ne nécessite pas de partenariat arabo-juif, mais pour la paix, nous devons avoir un partenariat judéo-arabe, et nous nous en rendons compte ici. »

Nous sommes attentif·ves à ce qui se passe au sein de la société en Israël. Il est pourtant compliqué de connaitre de l’extérieur – et donc de comprendre – ses évolutions internes. Déterminer le poids du refus de la colonisation dans les mobilisations contre le gouvernement a ainsi été souvent difficile.

Le magazine +972 a eu l’excellente idée de mettre en ligne deux articles sur cette troisième édition du sommet populaire pour la paix. Les deux points de vue se complètent et montrent aussi bien l’évolution qui se produit au sein du camp de la paix que les limites de son influence à l’intérieur de la société israélienne.

La couverture médiatique de la conférence a d’ailleurs été minimale, reflétant la grande marginalisation du camp de la paix dans le débat national.

Nous avons saisi l’occasion pour mettre à disposition ces regards croisés sur le Sommet populaire pour la paix.

Bonne lecture !

Deux articles, deux points de vue. Tous les deux accessibles d’un simple clic sur chaque encadré.

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