L’Association France Palestine Solidarité mobilise ce 29 novembre pour le 80e anniversaire du lancement de la solution à deux États. L’administration états-unienne et l’Arabie Saoudite entendent résorber les affrontements militaires au travers de plans de paix « ethnico-religieux ». L’alignement de la diplomatie française sur l’Arabie saoudite n’est pas acceptable.
29 novembre : FAIRE SOLIDARITÉ ACTIVE !
Par Eugène Begoc et Jean-Christophe Irriarte – Arriola. Le 28 novembre 2025.
L’inconcevable s’est produit et n’en finit pas.
L’Association France Palestine Solidarité mobilise largement ce 29 novembre pour commémorer le 80ᵉ anniversaire du lancement de la solution à deux États1https://ensemble-mouvement.com/29-novembre-2025-pour-la-palestine/. S’y inscrire nous sort du faible étiage de la solidarité avec les peuples du Moyen-Orient.

Appel AFPS manifestation du 29 novembre 2025 © @burozubi – Jérémy Garcia-Zubialde
Dans les gauches européennes, plusieurs relevaient avec inquiétude l’accumulation des désastres politiques en Syrie, en Cisjordanie, au Liban, à Jérusalem est, en Égypte et bien sûr à Gaza2Quatre décennies d’occupation et de blocus se sont transformées en 2006 en état de siège entrecoupé de guerres de terreur des forces de « défense » israéliennes : 2008, 2012, 2014, 2021. Mais peu (en tout cas pas nous) anticipaient la nouvelle situation.
Le 7 octobre 2023, l’opération déluge d’Al Aqsa, s’est transformé en crimes de guerre de masse
Le 9 octobre, le sixième gouvernement Netanyahu – comportant des ultra-orthodoxes, des sionistes religieux suprémacistes et l’affairiste et ancien général Yoav Gallant – lançait l’opération Épées de fer3Deux décennies d’état de siège entrecoupée de quatre guerres ont muté en quelques heures en un déluge de bombes et d’avancées de chars contre une population de deux millions et demi de palestien·nes (dont un tiers survit dans des camps de réfugié·es depuis trois générations). Infrastructures, équipements, écoles, hôpitaux, monuments et habitations ont été méthodiquement visés et détruits : l’ONU évalue à au moins une décennie les simples évacuations des gravats. 5% de la population sont tués, 10 % blessés, délibérément les soins sont empêchés. Les forces de « défense » israéliennes multiplient les attaques des camps en Cisjordanie, arment et garantissent l’impunité aux colons, attaquent le Liban et la Syrie, ont effectué un bombardement d’avertissement sur le Qatar, le Pentagone satisfaisant leurs besoins croissants en armements et en technologies, allant même jusqu’à bombarder les sites stratégiques de l’Iran. .
Les administrations Biden et Trump ont aussitôt orchestré tout le soutien du complexe militaro-industriel occidental à l’armée et aux innombrables services de répression et de surveillance israéliens.
Les régimes arabes ont interdit, comme toujours, la solidarité populaire.
Les exécutifs européens ont ciblé les opposants à leur inaction, tentatives d’interdictions professionnelles à l’appui.
La Chine et la Fédération de Russie ont laissé isolés le Brésil et l’Afrique du Sud qui mettaient à l’index la politique suprémaciste israélienne.
La guerre multiforme de l’État israélien contre le peuple et la diaspora palestiniens est entrée dans sa troisième année.
L’avenir des peuples européens est lié à l’avenir des peuples du Moyen-Orient, des Balkans et d’Ukraine. Nous en sommes proches géographiquement et culturellement. Ce qui nous sépare est que leur présent reste façonné par un siècle de colonialisme et par un demi-siècle de marche à « la guerre des civilisations »4En 1993, un ancien conseiller de l’Administration Carter préconise ce qui est une politique du gouvernement intérieur par la peur dans les démocraties néo-libérales, et une adaptation du néocolonialisme dans le reste du monde.
Dépasser ce fossé entre elles et eux qui vivent dans les sociétés à la confluence de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe est impératif.
Trois dimensions d’échanges peuvent nous aider à agir avec le plus grand nombre.
Pourquoi agir d’ici ? Comment ? Sur quoi prioritairement orienter nos convergences d’actions ?
D’abord situer d’où nous voulons et pouvons agir
Nous sommes européen·nes. Nous appartenons aux générations des années 68, de la génération de la mobilisation contre la guerre du Vietnam à la génération de la lutte contre le contrat première embauche et aux votes de barrage au clan Le Pen.
Dit autrement, nous ne sommes pas des générations qui ont eu à lutter contre les génocides perpétrés par nos armées – française, britannique, etc – dans les protectorats et les colonies de l’immense secteur qui va de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-Est, de l’Égypte aux Indes et au Vietnam.
Certes, depuis un demi-siècle, nous réagissons aux évènements : Liban, Afghanistan, Algérie, Irak, Syrie, Palestine bien sûr, Printemps arabes, Hirak, etc. Mais aujourd’hui, nous avons besoin d’une rétrospective critique pour penser notre action d’aujourd’hui et de demain.
Car les rivalités de grandes puissances – absolument déterminantes, dans cette zone – se sont profondément transformées. La Fédération de Russie a partiellement pris le relai de l’URSS dans le soutien aux deux régimes bassistes alliés. Le régime iranien a concentré ses ressources pour entrer dans le cercle des acteurs régionaux : Israël, Turquie et Arabie Saoudite.
Marchés de l’armement, commerce agro-alimentaire, urbanisation massive (incluant de nouvelles consommations…), rentes pétrolières et gazières déployées sur le marché. qui est le marché mondial par excellence, le marché des capitaux. Les vecteurs de la puissance étatique s’imbriquent et évoluent. La domination américaine est écrasante, la sixième flotte de son armée mobilisant en permanence 21 000 militaires.
Or le lent déclin américain se poursuit dans cette région comme dans le reste de la planète. Mais les politiques britanniques et françaises ne paraissent pas vouloir – ou pouvoir – redéfinir une stratégie sécuritaire et prendre à bras-le-corps les désastres irakiens, syriens, libanais et bien sûr israéliens.
Tardivement, la reconnaissance tardive de l’Autorité palestinienne pour créer un État palestinien est venue de laGrande-Bretagnee et de la France le 22 septembre. Mais c’est dans le sillage d’un poids lourd emmenant l’Organisation de la Conférence Islamique, l’Arabie Saoudite. Le premier vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur « le plan de paix » Trump, le 17 novembre, a contraint l’administration nord-américaine à instiller une mention de création d’un État palestinien. C’est un nouvel indicateur du poids croissant de l’alliance américano-saoudienne nouée dès 1950.
Nous avons à dénoncer ce suivisme et cet aveuglement de nos États européens. Cette monarchie, à la tête du plus gros budget militaire de la région après la VIIᵉ flotte US, est en ce moment cooptée dans le contrôle de l’espace maritime et aérien.
Aux côtés du Qatar, elle dictera ses conditions à la force d’interposition ambitionnée pour contraindre au recul les forces de « défense israélienne » à Gaza. Cette forme contemporaine de protectorat – qui plus est confiée aveuglément à un « État sans nation » – est lourde de régressions pour une société gazaouie qui était adossée depuis 1950 sur l’UNRWA, laïque et multiculturelle.
De là où nous sommes, l’Europe, il est urgent de mettre sous les projecteurs ce nouveau recours à la force pure et le renouvellement de l’oppression et de la répression qui s’organise contre les palestinien·nes.
Cette mise à plat est d’autant plus nécessaire qu’ici, nos États – héritiers d’un siècle et demi d’impérialisme pur – sont pris d’assaut par des forces natio-conservatrices dont l’importance dans la fabrique de l’opinion européenne atteint désormais un seuil critique.
Il nous serait utile, pour y faire face, de comprendre les ressorts de la conquête de l’armée et de l’encadrement des sociétés israéliennes par « le bloc de la foi », devenu incontournable pour le Likoud. Il nous serait tout aussi utile de comprendre les ressorts du sabordage du travaillisme israélien, car les gauches européennes, elles-aussi, sont prisonnières de leurs questions nationales et ne sont pas exemptes des renouveaux nationalistes du 21ᵉ siècle.
Construire une solidarité active avec les peuples méditerranéens « pour une paix juste et durable » est un enjeu de politique intérieure autant que de politique intérieure pour nous qui sommes menacés.

Manifestation Non Annexion 27062020 © Leclerc patrice
Et les deux dernières années ont montré que le sort des déplacé·es palestinien·nes et syrien·nes est suspendu à la mobilisation des sociétés méditerranéennes et européennes, à leurs organisations non gouvernementales. Plus que jamais, nous avons à nous mettre en capacité d’agir dans le domaine des soins, de l’hébergement, de la pérennité de l’enseignement… des déplacé·es et toujours bombardé·es par les forces « de défense » israéliennes.
Deuxièmement, mieux comprendre pour agir
La lutte pour l’indépendance et le droit à l’existence et donc à un État palestinien a connu une première période qui débute en septembre 1967. Sous la conduite d’El Fatah, financé par les travailleurs émigrés en Arabie saoudite, quatre mois de guérilla et de sabotage sont réprimés en Cisjordanie. Deux ans plus tard, l’Organisation de Libération de la Palestine (jusque-là sous la férule des États limitrophes) doit intégrer El Fatah et porte à sa tête Arafat.
La deuxième période débute par la négociation directe entre le dernier premier ministre travailliste et Arafat avec l’aide discrète de la Norvège, hors des administrations nord-américaines donc.

Accords d’Oslo Bill Clinton, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat à la Maison Blanche 1993-09-13©Vince Musi
Elle vient de s’achever dans une des pires guerres de l’après 1945.
Une vaste et très ancienne opération de communication discrédite méthodiquement El Fatah, l’OLP et l’Autorité palestinienne. L’ordre impérialiste du G7 ne renonce pas à l’objectif – porté par la doxa du « choc des civilisations » en 1993 – de se redéployer dans le monde de l’après-guerre froide. Les palestinien·nes sont assimilé·es au Hamas et à sa visée d’une société soumise à son pouvoir militaro-religieux.
Le G7 dénie à l’ONU sa fonction de constructions de compromis. Ses agences, laïques, sont méthodiquement sabotées, en tout premier lieu l’Organisation mondiale de la santé et l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East).
Ce rôle de l’ONU est pourtant plus nécessaire qu’ailleurs dans cette région. Cette dernière reste grevée par un découpage de frontières de 1920 qui servait les intérêts stratégiques de Paris et de Londres. Des décisions de l’ONU tardent pour les sociétés de Gaza et de Cisjordanie. C’est aussi le cas pour les sociétés libanaises, irakiennes et syriennes, mais encore pour les sociétés yéménites et soudanaises. L’intervention du régime iranien est connue, l’intervention des États sans nation que sont l’Arabie saoudite et le Qatar l’est beaucoup moins.
La nation palestinienne était estimée il y a dix ans à 12 millions d’individus, dont près de la moitié vivait dans les États frontaliers d’Israël. Un cinquième de la population dans l’Israël des frontières de 1967 est palestinienne. La population des territoires occupés est actuellement de 5,6 millions de personnes dont un tiers a entre 10 et 25 ans. Avant le 7 octobre 2023, un tiers de la population de Gaza vivait toujours dans des camps de réfugié·es, un dixième pour la population de Cisjordanie. Près d’un million de réfugié·es vivent dans les camps de Jordanie, du Liban et de Syrie.
La question des déplacé·es palestinien·nes n’a guère d’équivalent dans le monde d’après 1945. Font exception les 6,3 millions de réfugié·es syrien·nes (qui vivent à plus de 90% dans les pays arabes et en Turquie) et les 13 millions de réfugié·es soudanais·es.
Les camps d’habitats précaires des réfugié·es palestinien·nes datent eux de 48 ou de 67 et accueillaient plus de 700 000 enfants et adultes avant la nouvelle guerre israélienne. Désormais, la totalité des 2,4 millions gazaoui·es est réduite à l’état de dénuement le plus total. Elle subit, en même temps, les plus violentes charges militaires par bombardements et tirs indiscriminés.
L’Égypte et l’Arabie Saoudite veillent, aujourd’hui comme hier, à rester à l’écart de toute prise en charge de cette question des réfugié·es.
Le maintien des militaires à la tête de l’État égyptien va de pair, à présent, avec l’amenuisement des moyens de l’armée et donc avec une baisse constante de leur capacité de peser. Les dépenses militaires y sont passées en dessous de 2% du PIB contre 6% en Israël avant le 7 octobre et 10% pour l’Arabie Saoudite.
Les « échecs » successifs du Pentagone laissent donc face-à-face les deux subordonnés de Washington depuis trois quarts de siècle : l’Arabie saoudite et Israël.
La structure très particulière de chacun de ces deux États est assez connue. C’est le cas, notamment, des caractéristiques de leurs armées et des connexions avec les marchés de capitaux. Leurs sociétés restent en revanche elles en tension, donc ouvertes.
Côté Tel Aviv., la rue mobilisait massivement à la veille du 7 octobre pour maintenir le législateur sous un contrôle de conformité à « l’État de droit ».
Côté Riyad, l’importation de main d’œuvre de service d’Indonésie vient d’être brutalement interrompue, signe parmi d’autres que l’encadrement militaire d’une société maintenant urbaine est jugé insuffisant.
Ensuite définir nos orientations
L’hypothèse, peu originale, est qu’après la guerre s’impose la paix. Les chemins seront inédits dans ce Moyen-Orient qui est la croisée des trois continents, Afrique, Asie, Europe.
Les nationalismes tardifs, depuis 1945, se sont tantôt adossés sur le modèle de l’État du libéralisme politique, tantôt sur le modèle de l’État de l’Union des Républiques populaires.
L’application de ces modèles depuis la fin des années 70 s’est délitée. Israël est caractéristique de ce délitement : les aspirations à « faire Nation » ont dépéri dans cette société profondément divisée et hiérarchisée. Le sionisme religieux suprémaciste a émergé dans ces failles. Il est le prototype de l’ordre que l’administration républicaine tente d’importer aux USA : l’assimilation de toute expression de gauche à un attentat contre « la sureté d’État ».
Si on accepte de se remémorer l’action des démocrates israélien·nes vent debout contre la mise au pas de leur cour constitutionnelle, le 7 octobre doit être qualifié d’erreur criminelle, nullement d’acte de résistance : le 7 octobre est l’acmée d’une stratégie de contre-terreur de la force fidéiste réactionnaire HAMAS.
À l’élection de 2006, cette force n’a précédé El Fatah que de 30 000 voix. Cette très faible légitimité n’a pas empêché sa direction extérieure de rentrer dans la tactique de harcèlement par roquettes de l’Iran et dans le détournement des tunnels d’approvisionnement en abri politico-militaire. Le HAMAS a, à dessein, exposé la société gazaouie à toutes les intrusions des blindés et de l’aviation des forces « de défense » israéliennes. Le bilan est terrible, la condamnation politique du HAMAS fait partie de la refondation du soutien à l’indépendance du peuple palestinien.
Le face-à-face des forces de « défense » israéliennes et du peuple palestinien ne peut se dénouer sans nouveaux printemps arabes, en Égypte, en Jordanie. La confrontation sociétés, marchés et armées (États ou milices) traverse chacun des vingt pays qui vont de la Mauritanie à l’ouest au Pakistan à l’est.
- Toute orientation de travail de solidarités concrètes aborde d’abord la question aggravée des réfugié·es palestinien·nes. Nous pensons que nous devons construire un soutien inconditionnel dans nos partis, syndicats… à la reconstruction de l’UNRWA laïque.
- Nous devons obtenir la poursuite par toutes les justices des États de l’ONU des criminels de guerre, bien au-delà donc des militaires et politiques pouvant être reconnus d’intentions génocidaires.
- L’opposition à la colonisation à Jérusalem et en Cisjordanie ne doit plus être réaffirmée seulement dans son principe mais en actes. Les gouvernements et armées du G7 doivent assumer devant l’assemblée générale de l’ONU la responsabilité de contraindre au retour à l’ouest de la « ligne verte » les 700 000 citoyen·nes israélien·nes qui ont choisi d’habiter Jérusalem est et la Cisjordanie sous une protection armée croissante et au prix de murs et d’autoroutes d’apartheid conçus pour des décennies.
- Il n’y aura pas de nouveaux « printemps arabes » sans « printemps israélien ». Nous avons à utiliser les réseaux universitaires pour jeter des ponts avec tous les démocrates israéliens et à relayer leurs campagnes par l’information et une participation active dans les Parlements européens et nos assemblées territoriales. Cela exclut, sauf exception, toute interruption des coopérations universitaires et artistiques.
- Dernier point : nous sommes pour que nous rentrions dans la campagne internationale pour la libération de Barghouti. Il faut contraindre Israël à libérer inconditionnellement toutes et tous les palestinien·nes emprisonné·es. Celles et ceux reconnu·es coupables d’attentats contre les civils israéliens doivent être transféré·es dans des établissements de l’Autorité palestinienne.
Marwan Barghouti
Les administrations de Washington, le Pentagone et l’Arabie Saoudite entendent régir la résorption des affrontements militaires au travers de plans de paix « ethnico-religieux ». Les Balkans démontrent pourtant l’échec inéluctable de ce forçage de sociétés éminemment urbaines et acquises à la modernité. L’alignement de la diplomatie française à l’ONU sur l’Arabie saoudite n’est donc pas acceptable.
Lors de l’élection des 15 et 22 mars prochains, mettons en débat de nouveaux jumelages de nos villages et de nos villes avec les camps de réfugié·es dans les territoires occupés, au Liban et en Syrie.
Pour compléter, vous pouvez lire sur notre site :
Notes
- 1
- 2Quatre décennies d’occupation et de blocus se sont transformées en 2006 en état de siège entrecoupé de guerres de terreur des forces de « défense » israéliennes : 2008, 2012, 2014, 2021
- 3Deux décennies d’état de siège entrecoupée de quatre guerres ont muté en quelques heures en un déluge de bombes et d’avancées de chars contre une population de deux millions et demi de palestien·nes (dont un tiers survit dans des camps de réfugié·es depuis trois générations). Infrastructures, équipements, écoles, hôpitaux, monuments et habitations ont été méthodiquement visés et détruits : l’ONU évalue à au moins une décennie les simples évacuations des gravats. 5% de la population sont tués, 10 % blessés, délibérément les soins sont empêchés. Les forces de « défense » israéliennes multiplient les attaques des camps en Cisjordanie, arment et garantissent l’impunité aux colons, attaquent le Liban et la Syrie, ont effectué un bombardement d’avertissement sur le Qatar, le Pentagone satisfaisant leurs besoins croissants en armements et en technologies, allant même jusqu’à bombarder les sites stratégiques de l’Iran.
- 4En 1993, un ancien conseiller de l’Administration Carter préconise ce qui est une politique du gouvernement intérieur par la peur dans les démocraties néo-libérales, et une adaptation du néocolonialisme dans le reste du monde







