Le Rassemblement National a organisé, le 2 novembre à Nîmes, une dédicace du livre de J. Bardella. La mobilisation s’est organisée aussitôt. Plus de 200 membres d’organisations politiques, syndicales et associatives avaient répondu présent. Toustes venu·es dire NON à l’extrême droite. Un rassemblement sur une place de Nîmes a suivi.
Échos du 2 novembre 2025, jour de dédicace de J. Bardella à Nîmes
Par Janie Arnégy. Le 6 novembre 2025.
Le Rassemblement National a choisi Nîmes pour organiser une dédicace du livre de J. Bardella, dimanche 2 novembre 2025.
Dès l’annonce de cet évènement, la section nîmoise du PCF a invité tous les progressistes, les forces politiques de gauche et écologistes, les forces syndicales, les associations, les citoyennes, les citoyens, « tous ceux et toutes celles qui ont à cœur l’émancipation humaine à se retrouver » pour un apéro républicain.
Et le dimanche 2 novembre, dès 11 heures, plus de 200 personnes étaient réunies dans la cour du Prolé. Ce lieu est emblématique des résistantes, résistants, des femmes, des hommes épris de justice sociale, de culture, d’égalité, de paix.
Et ce sont 16 organisations : le PCF, les JC, le PS, Les Écologistes et les Jeunes Écolo, le PRG, Génération·s, L’APRÈS et les Jeunes de L’APRÈS, Place Publique, GRS, FSU, CGT, CNT, Mouvement de la Paix, l’AFPS, Les Soulèvements de la Terre. Elles se sont exprimées pour dire NON à l’Extrême droite à Nîmes, affirmer les valeurs d’humanité que nous partageons.
Je suis intervenue pour L’APRÈS du Gard. Plusieurs camarades étaient présent·es dans la cour.
Mon intervention résumée :
« Nous disons non à l’extrême droite, non au racisme, aux discriminations, aux inégalités. Nîmes est une ville où nombreux·ses sont celles et ceux qui galèrent, qui se sentent abandonné·es, qui sont en colère. Mais une ville qui résiste par ses associations, ses luttes, ses mobilisations. Car le Gard est une terre de solidarité, de travail, d’engagement populaire.
Prise de parole de Janie A. © Auteur inconnu Nous connaissons les idées du RN, des idées de haine, de rejet de l’autre, ils répandent un discours de peur et de repli.
À l’Assemblée Nationale, les députés du RN, qui prétendent « s’occuper des plus précaires », votent CONTRE les lois sociales. La liste est longue. Par exemple, ils ont voté contre l’augmentation du SMIC, du RSA, contre l’indexation des salaires sur l’inflation, contre les lois pour l’écologie et contre les droits des femmes, IVG dans la Constitution…
Non le RN ne sera jamais aux côtés des travailleur·ses. C’est une imposture sociale. Le RN est dans le camp de la finance et du grand patronat.
Nous ne laisserons pas passer le RN. Nous devons barrer la route au néofascisme. Sa victoire serait un drame pour les plus précaires, les droits des femmes, les minorités, les étrangers, pour les libertés. Ce serait une catastrophe pour la gauche, l’écologie et le mouvement social… Un drame pour tous les peuples qui luttent pour leur émancipation, leur autodétermination. Comme le peuple palestinien, peuple qui subit un génocide soutenu par le RN, allié du gouvernement israélien.
Monsieur Bardella a trouvé à Nîmes une ville debout, la voix d’une jeunesse qui refuse la haine et qui sera toujours contre le RN, un peuple qui croit à la fraternité, à la justice, à la dignité
Nous devons ranimer l’espoir, l’espérance. »
Ce moment d’expression, au Prolé, a précédé un rassemblement sur une place de Nîmes, à l’Appel de VISA 30. Il a rassemblé des militant·es de : SNES-FSU, FSU, SNUIPP, CGT ÉDUC, SUD ÉDUCATION, SUD COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, SUD SANTÉ SOCIAUX, SOLIDAIRES ÉTUDIANTS, CNT.
Ce rassemblement de 200 personnes environ a manifesté près du bar où J. Bardella dédicaçait. Mais, empêché par de nombreuses forces de police, des slogans ont été lancés, des chants révolutionnaires entonnés…
Le RN avait mobilisé largement dans la région, bus de plusieurs départements…
Nous, les anti RN, étions bien visibles.





