Dans les manifestations actuelles, les régions d’Iran où les minorités ethniques sont présentes en nombre se sont initialement moins mobilisées. Elles expriment des revendications supplémentaires : décentralisation du pouvoir, reconnaissance des droits linguistiques et culturels, et véritable partage du pouvoir au sein de l’État. Un article de The Conversation explique.

Iran : l’adhésion prudente des minorités ethniques au mouvement de protestation

Par Shukriya Bradost. Publié le 14 janvier 2026 sur le site de The Conversation.

Près de la moitié des Iraniens ne sont pas des Perses. Si les habitants des régions périphériques — Kurdistan, Baloutchistan, Azerbaïdjan… — soutiennent le mouvement de contestation, ils redoutent également un éventuel retour de la monarchie Pahlavi, qui ne leur a pas laissé que de bons souvenirs…


Lorsque les manifestations actuelles en Iran ont commencé au Grand Bazar de Téhéran le 28 décembre 2025, le gouvernement les a d’abord considérées comme gérables et temporaires.

Les marchands des bazars ont toujours fait partie des groupes sociaux les plus conservateurs du pays, profondément ancrés dans la structure économique de l’État et étroitement liés au pouvoir politique. Le gouvernement estimait donc que leurs protestations n’étaient pas de nature révolutionnaire et qu’il ne s’agissait que d’une campagne de pression de courte durée visant à stabiliser une monnaie, le rial, en chute libre et à freiner l’inflation — deux phénomènes menaçant directement les moyens de subsistance des commerçants.

Lors de sa première réaction publique au mouvement du bazar, le guide suprême iranien Ali Khamenei a ouvertement admis que les commerçants avaient des raisons d’être mécontents. C’était la première fois qu’il reconnaissait la légitimité d’une manifestation contestataire. […]

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