La France a reconnu l’État de Palestine et vient de condamner la colonisation israélienne en Cisjordanie. Pourtant, depuis le 7 octobre 2023, le gouvernement refuse toute sanction susceptible de donner corps à ces condamnations. Or, seuls des actes forts comme des sanctions économiques et des actions judiciaires sont capables d’arrêter Netanyahou.
France-Israël : les liaisons dangereuses
Par David Fontano. Publié le 27 février 2026 sur le site de LVSL.
Le 18 février dernier, la France s’associait à 84 autres pays pour condamner la colonisation israélienne progressant à marche forcée en Cisjordanie. Cette énième prise de position résonne comme un cruel aveu d’impuissance. En effet, depuis le 7 octobre 2023, le gouvernement refuse toute sanction susceptible de donner corps à ces condamnations, affaiblissant durablement la crédibilité française sur la scène internationale. Une question également domestique : si l’exécutif s’inquiète régulièrement d’une importation du conflit israélo-palestinien en France, ses actes et ses discours tendent à en faire une question nationale. Avec des conséquences potentiellement catastrophiques.
Depuis le début de la guerre à Gaza et en Cisjordanie, la position du gouvernement français, et donc de la France, perd en lisibilité : son soutien du bout des lèvres au droit international semble chaque jour démenti par une défense quasi-systématique des positions israéliennes. Après plus de deux ans de conflit, les récentes déclarations du président de la République interrogent sur l’indépendance du pouvoir judiciaire :interviewé le 15 février sur Radio J, il affirme que « nous ne devons jamais accepter qu’un de nos enfants, quelque Français que ce soit, soit accusé d’être génocidaire. Impossible ! »
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