L’association France-Palestine Solidarité appelle à manifester à Paris le 29 novembre pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit international. Eugène Begoc appelle à nous mobiliser pour faire de cette initiative une réussite. Il propose d’organiser, dans tous les territoires, réunions publiques et tables rondes.

Palestine : préparer la mobilisation du 29 novembre

Par Eugène Begoc. Le 27 octobre 2025.

L’association France-Palestine Solidarité a donné rendez-vous au peuple de gauche et à tous les démocrates le dernier samedi de novembre (voir l’article de notre site en date du 24 octobre). Nous avons cinq semaines pour les réunions publiques et les tables rondes indispensables au succès de cette journée. À nous d’y prendre toutes nos responsabilités.

Un effort d’information et de compréhension est en effet à partager.

Les États européens et les États arabes ne peuvent en effet se contenter de la journée onusienne du 12 septembre présidée par la France et l’Arabie saoudite. Ils ne peuvent se satisfaire, non plus, des pseudo-assurances de cessez-le-feu du sommet organisé par l’Égypte, la Turquie et le Qatar le 13 octobre pour accueillir Trump qui — cette fois — n’a pas pu interdire de présence l’autorité palestinienne.

Certes, l’objectif d’expulsion massive de plus de deux millions de femmes et d’hommes de tous âges de Gaza a échoué. L’exécutif et le Parlement israéliens sont désormais placés devant les conséquences régionales de leurs actes à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Syrie, en Iran et au Qatar.

Le 13 octobre, les absences régionales autour de Trump étaient en effet au moins aussi importantes que les présences.

Parmi les premières, l’Arabie saoudite, la Syrie, l’Algérie, le Maroc, l’indispensable Iran bien entendu.

Parmi les secondes, les trois pays organisateurs du sommet égyptien, la Jordanie, l’Irak, les Émirats arabes unis, l’Indonésie et le Pakistan.

L’isolement diplomatique et militaire radical de Nétanyahou ne tient plus qu’à la pleutrerie des six puissances occidentales qui forment avec les États-Unis nord-américains le G7.

Ukraine, Gaza et Cisjordanie concrétisent brutalement les catastrophes dont est lourde la fin de la « paix américaine ».

Nos tables rondes de préparation du 29 novembre peuvent inscrire partout l’exigence d’une résolution du conseil de sécurité pour créer une force de stabilisation contre le Hamas, les bandes armées et les colons de Cisjordanie et assurer avant tout l’expulsion de l’armée israélienne des territoires occupés.

Objectif corollaire : mettre fin à tout blocus, assurer l’entrée médicale et alimentaire massive indispensable, organiser les premiers déblaiements de gravats pour dresser des habitations provisoires avant l’hiver.

À gauche, nous devons résolument re-prendre position, en préparation du 29 novembre, pour la solution à deux États. Il faut aussi assurer le droit de vote des Palestinien·nes de Gaza, de Cisjordanie, de Jérusalem-est, du Liban, de Syrie, de Jordanie et des diasporas.

La responsabilité des organes de l’ONU n’est pas uniquement d’ôter à Israël les moyens d’empêcher le renouvellement, par l’élection, de l’Autorité palestinienne. Elle est d’assurer l’autodétermination du peuple palestinien et donc le respect des frontières définies par l’ONU le 29 novembre 1948. Soit l’organisation de l’expulsion des 700 000 colons surarmés de Cisjordanie.

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