L’extrême droite menaçant, le « peuple NFP » favorise l’union plutôt que la division
Le premier tour des élections municipales est marqué par la poussée inquiétante de l’extrême droite. Le RN l’a emporté à Perpignan et serait en capacité de l’emporter dimanche prochain à Marseille, dans d’autres villes de plus de 30 000 habitants, comme à Nice ou Toulon et un nombre significatif de communes de plus petite taille.
La droite et le macronisme portent l’entière responsabilité des progrès de l’extrême droite. Ils paient le discrédit des politiques conduites depuis neuf ans par Emmanuel Macron et ses Premiers ministres successifs.
Mais rien n’est encore fait. Pas de fatalité.
Comme en 2024, avec le NFP, la gauche et les écologistes ont l’obligation d’offrir une alternative crédible pour barrer la route à l’extrême droite et mettre en œuvre des politiques sociales et écologiques.
L’APRÈS, en cohérence avec sa stratégie nationale, a fait le choix de participer aux listes d’union les plus larges, car elles sont les plus capables de faire gagner la gauche, de conserver des villes et d’en gagner de nouvelles. Dans la grande majorité des cas, les listes unitaires sont devant celles qui ont fait des choix solitaires, souvent très nettement.
Logiquement, l’électorat de gauche et écologiste a plébiscité l’union contre la division.
L’APRÈS se félicite des bons résultats des listes de la gauche unie dans lesquelles ses candidat·es sont engagé·es. C’est grâce à elle que la gauche est en tête et en bonne position pour conserver Paris ou Rennes, et reprendre à la droite Nîmes.
Cette dynamique unitaire doit maintenant franchir un nouveau cap. Au vu des programmes, des bases d’accord suffisantes existent pour faire cause commune dans la très grande majorité des municipalités. Face à la droite, à l’extrême droite et à la menace trumpiste de leur alliance, l’unité est la seule stratégie efficace pour l’emporter.
Nous appelons donc les directions des listes de gauche à se rencontrer au plus vite pour créer les conditions du rassemblement sans exclusive de tous les électeurs et toutes les électrices de gauche et écologistes derrière une seule liste pour le 2ᵉ tour.
Toute autre solution, le maintien de deux listes coûte que coûte ou l’alliance contre nature avec la droite, serait délétère. Dans plusieurs villes, comme Toulouse, Limoges ou encore Marseille, la fusion s’impose pour empêcher que la droite ou l’extrême droite l’emportent. Nous ne cessons de le répéter, le rassemblement de toute la gauche et des écologistes est une condition nécessaire de la victoire au second tour, dans les échéances locales et nationales
Comme en 2024 avec le Nouveau Front populaire, nous refusons que la division permette à la droite et plus encore à l’extrême droite de prendre les rênes de nos communes.
Dans toutes les villes, L’APRÈS travaille à construire cet avenir commun.
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Bagnolet, le 15 mars 2026

