Même si les règles de l’OTAN ne le prévoient pas, Jean-François Le Dizès s’interroge : les États-Unis ne devraient-ils pas être exclus de l’OTAN dont ils ne respectent plus les principes initiaux ? Pour lui, L’Europe doit donc désormais compter sur ses propres forces avec des moyens miliaires défensifs.

Exclure les États-Unis de l’OTAN ?

Par Jean-François Le Dizès. Le 9 janvier 2026

Après le Venezuela, à qui le tour ?

Avec son intervention armée au Venezuela, l’administration Trump a franchi une nouvelle étape dans son objectif de dominer le monde. Cette agression ouvre la porte à d’autres interventions notamment au Groenland et au Canada, deux pays dont Trump a déjà dit qu’il voulait les annexer. Mais bien d’autres pays sont concernés.

Or, le Canada et le Groenland via le Danemark, font partie de l’OTAN. Alors que cette organisation avait été créée pour assurer la défense de l’Europe de l’Ouest, l’action présente des États-Unis va à l’opposé de cet objectif. En conséquence, cet État devrait être exclu de l’OTAN.

En ce qui concerne l’Ukraine, Trump cherche-t-il vraiment à la défendre ? Ne fait-il pas preuve de complaisance avec Poutine ? Les deux hommes ne cherchent-ils pas à s’entendre pour dominer le monde ?

L’Europe doit voler de ses propres ailes

L’Europe ne doit donc plus courir derrière les États-Unis pour assurer sa défense. Elle doit considérer ceux-ci comme un adversaire et donc compter sur ses propres forces avec des moyens miliaires défensifs comme ceux qui, par exemple, en Afghanistan, ont mis en échec les armées impérialistes aussi bien étasuniennes que soviétiques.

D’ailleurs, est-ce l’OTAN ou les résistances civiles des peuples autochtones qui ont permis aux pays de l’Est-européens de se libérer de la domination russe ?

L’incivilité des États-Unis

Ce n’est pas la première fois que Trump se moque du Droit international. En soutenant financièrement et militairement Israël dans ses attaques militaires du Liban, de la Syrie, de l’Iran et du Qatar, Trump a participé à la violation de ce droit.

En retirant son pays de l’accord de Paris sur le climat, de l’UNESCO et de l’OMS, en refusant l’accord signé par les autres pays de l’OCDE sur un taux minimum d’imposition sur les bénéfices des entreprises, Trump montre qu’il refuse le multilatéralisme. Il s’est attaqué à la Cour internationale de justice de La Haye en prenant des sanctions contre les juges qui ont lancé des poursuites contre le génocidaire Nétanyahou.

Dans cette volonté des États-Unis de commander le monde et de s’emparer des richesses minières mondiales, l’oncle Sam utilise aussi les armes économiques. Bien avant les décisions de Trump d’augmenter drastiquement les droits de douane, les États-Unis ont interdit à toutes les sociétés du monde de travailler avec des États catalogués de « voyou » comme Cuba, l’Iran…

Ainsi, début 2023, 27% des pays du monde étaient sous sanctions économiques étasuniennes1https://lvsl.fr/sanctions-americaines-des-effets-devastateurs-pour-les-peuples-mais-pas-sur-les-regimes/. Au sujet de Cuba, presque chaque année, l’Assemblée générale des Nations-Unies vote à la quasi-unanimité (187 voix pour, 2 contre en 20242https://fr.wikipedia.org/wiki/Embargo_des_%C3%89tats-Unis_contre_Cuba#:~:text=Ainsi%20%C3%A0%20l’Assembl%C3%A9e%20g%C3%A9n%C3%A9rale,fin%20totale%20de%20l’embargo.) en faveur de la cessation du blocus étasunien sur Cuba, embargo pratiqué depuis 1960. Les États-Unis s’en contrefoutent !

En étant le pays du monde ayant le plus de détenus par habitant (6,6 fois plus qu’en France)3https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_population_carc%C3%A9rale les États-Unis sont-ils un exemple de civilisation ?

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