Le 26 mars 2026, une alliance de la droite chrétienne démocrate avec les forces de droite radicale au Parlement européen a permis l’adoption de règles strictes pour l’expulsion des migrants en séjour irrégulier. Ce texte s’inscrit dans le cadre du Pacte sur l’asile et la migration adopté en 2024.

Adoption du règlement européen « retour » : la mise à mort du droit international

Par Migreurop. Publié le 26 mars 2026 sur le site de Migreurop.

Dans la continuité des réformes législatives attentatoires aux droits adoptées dernièrement (Pacte européen sur l’immigration et l’asile, réforme Code Schengen, redéfinition du concept de « pays sûrs »…), les eurodéputé·e·s ont approuvé le 26 mars 2026 un nouvel instrument qui réduit à néant les droits des personnes exilées et poursuit le démantèlement du droit de l’Union, et partant du droit international.

En un tour de main, le projet répressif de la droite dure l’a donc emporté. Et le peu de droits qui subsistait a volé en éclats. Dans une accélération de l’Histoire, l’extrême droite a fait adopter en un an à peine un nouveau système commun en matière d’expulsions des ressortissant·e·s de pays tiers sans droit au séjour dans l’Union (dit « règlement retour »), abrogeant la directive retour de 2008. Énième jalon de la guerre aux migrant·e·s débutée il y a 30 ans, ce règlement retour consolide la destruction du droit entamée de longue date en franchissant de nouvelles lignes rouges en matière de droits des étrangers. Ce nouveau texte, qui laisse une grande marge de manœuvre aux États membres, produira à n’en pas douter davantage de violences envers les personnes exilées :criminalisation renforcée, encampement généralisé, externalisation tous azimuts, risques accrus pour leur intégrité physique et mentale, recul des droits institutionnalisé.

Ce règlement a clairement pour objectif d’aller plus loin dans « l’européanisation du pire »1https://migreurop.org/article3111.html en donnant corps aux velléités des États les plus opposés aux migrations, et en aggravant ou créant de nouvelles violations des droits à l’échelle transnationale. Il illustre surtout l’obsession anti-migratoire européenne, et l’adhésion aux idées d’extrême-droite qui gangrènent tant l’espace public que les institutions de l’Union.

Un durcissement des politiques migratoires européennes sous influence de la droite dure

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